Web Hamster
Alain le magicien a fait des merveilles, la bécane de Patrick est comme neuve malgré ses 20 printemps. Un miracle c'est un miracle! La roue avant et la roue arrière tournent dans le même sens, même les lumières fonctionnent correctement. Pas besoin de GPS, le soleil se lève à l'est et c'est précisément vers l'est que nous allons.
Depuis une semaine les fortes chaleurs alternent avec les orages violents, l'air est saturé d'humidité, la vitesse amplifie les sensations et les odeurs des blés murs nous accompagnent pour ce départ au petit matin. Le président et la secrétaire mènent la danse, suivent le webmestre et sa compagne et enfin les 2 invités de marque du BRC: Patrick sur son "Nostalgia" (numéroté, rafistolé et équipé d'un 1600 S&S) et Consuelo, sa compagne avec son 1200 Sporster. Pas question de rouler en vrac, organisation et méthode, le président veille. Destination le Jura avant de retrouver demain jeudi les copains du WSRC.
Depuis une semaine les fortes chaleurs alternent avec les orages violents, l'air est saturé d'humidité, la vitesse amplifie les sensations et les odeurs des blés murs nous accompagnent pour ce départ au petit matin. Le président et la secrétaire mènent la danse, suivent le webmestre et sa compagne et enfin les 2 invités de marque du BRC: Patrick sur son "Nostalgia" (numéroté, rafistolé et équipé d'un 1600 S&S) et Consuelo, sa compagne avec son 1200 Sporster. Pas question de rouler en vrac, organisation et méthode, le président veille. Destination le Jura avant de retrouver demain jeudi les copains du WSRC.
Nous traversons Beaune puis Dôle sous une chaleur accablante, le vent s'est levé, un vent violent du SW, chaud, brûlant même, auquel s'ajoute la chaleur du moteur. Nous nous affalons sous des arbres, pour boire un Perrier sorti du frigo du camion de "Jacky Pizza". Tiens, une chaise qui s'envole, tiens, un arbre sur la route, le vent redouble de violence.

Encore une petite heure sous une chaleur de feu et c'est l'arrivée. Douche, blabla, apéro, barbecue, salades tout cela admirablement préparé par Bernadette et Karine, nos hôtes pour la soirée. Leur mérite est d'autant plus grand que le village de Bolandoz, minuscule bourgade au coeur du Jura est un lieu d'élevage, et qui dit élevage dit mouches... Bernadette maîtrise l'art de la tapette à mouches comme personne. Pour dîner dehors, une seule solution, la moustiquaire sur la terrase.... entièrement conçue et réalisée par ses soins. Efficace à 100 %. Jetez un oeil ici, vous constaterez que la technologie s'immisce jusque dans la tapette à mouche. D'accord, c'est Suisse, mais tout de même. Idée kado pour Bernadette! Soirée discute, juste quelques gouttes de pluie pour rafraîchir un peu l'atmosphère. Les orages attendus et redoutés s'éloignent. Le clocher du village égrène tranquillement les heures.
07h, 15 juillet, ciel couvert, il fait frais, temps idéal pour rouler, loin de la chaleur suffocante d'hier. Au revoir à Bernadette et Karine, photo souvenir et direction la concession Harley de Besançon. Tom-Tom est notre ami, 10h30 nous y sommes. Changement de lampe de phare, réglage de courroie, emplettes (toujours aussi redoutable pour le merchandising les concessions Harley). Ornans et les rives de La Loue, halte au bord de l'eau, petit resto sympa a l'ombre des peupliers. Après la tarte aux abricots et le crumble aux fruits rouges, direction GNV à Yverdon.

Insouciance, instant d'innatention, somnolance sournoise d'un début d'après-midi, traversée d'Auberson, village frontière, Consuelo
percute la moto de Patrick.... Grosse frayeur, plus de peur que de mal, quelques éraflures au coude et à la cheville gauche pour Consuelo, réservoir légèrement enfoncé et sélecteur tordu pour la moto..... Jean-François le boss de GNV et son équipe nous accueillent à Yverdon (splendide collection de Triumphs au sous-sol du magasin, à visiter absolument). La moto est auscultée et le diagnostic est rassurant, les experts (Charly et Vincent) s'affairent et 2 heures plus tard, nous pouvons prendre le chemin de l'hôtel non sans un détour par le Coyote Café.
percute la moto de Patrick.... Grosse frayeur, plus de peur que de mal, quelques éraflures au coude et à la cheville gauche pour Consuelo, réservoir légèrement enfoncé et sélecteur tordu pour la moto..... Jean-François le boss de GNV et son équipe nous accueillent à Yverdon (splendide collection de Triumphs au sous-sol du magasin, à visiter absolument). La moto est auscultée et le diagnostic est rassurant, les experts (Charly et Vincent) s'affairent et 2 heures plus tard, nous pouvons prendre le chemin de l'hôtel non sans un détour par le Coyote Café.
Stupeur, enfer et damnation, une seule chambre est réservée sur les 3 prévues (classique excuse du mail qui n'est pas arrivé...). Echantillon gratuit de ce que peut être un Président en rogne... (P majuscule, toujours P majuscule). Nous trouvons finalement refuge à l'hôtel du centre commercial Migros. Pas de clim, chambre minuscule, oupppssss, bon bon bon, nous aurions pu également avoir la tente sur la moto ou dormir dans un alpage au milieu des vaches Suisses donc silence dans les rangs. Dîner à l'Auberge du Lac avant quelques chaudes heures de sommeil (ou plutôt de recherche de sommeil). Aucun problème pour être fin prêts à 07h vu la nuit passée. C'est un soulagement que de quitter l'hôtel.
Une heure d'autoroute (un jour peut-être nous achèterons la vignette), et nous retrouvons le WSRC sur l'aire du Chablais. Retrouvailles, briefing et départ vers Lugano. Autoroute, chaleur, nous atteignons enfin les vallées plus tranquilles et les pentes qui vont nous mener au sommet du col de Nufenen(2478 m) point de passage obligé pour tout biker amoureux des lacets et des cols de montagne. Ouvert depuis une dizaine de jours seulement, les névés nous accueillent au sommet. Pause café-clopes-photos et c'est la descente vers Arollo. Quelques virages au milieu des plaques de neige et de la caillasse avant de retrouver les forêts de mélèzes à travers lesquelles gronde un magnifique torrent. La troupe se dirige vers l'aire d'autoroute d'Arrolo pour le plein et la pause déjeuner. Caractéristique particulière et essentielle d'un web-hamster, son caractère, celui du BRC ne déroge pas à la règle, il décide de faire route à part sous prétexte de plat de spaghettis avec sauce tomate au basilic accompagné d'un verre de fendant dans les alpages et de petites routes tranquilles dans les vallons du Tessin. Il sera impitoyablement châtié: 1h coincé dans les bouchons pour arriver à Lugano sous un soleil de plomb...

Accueil absolument charmant du propriétaire du San Carlo qui parlemente avec les policiers et la sécurité du site pour que nous puissions amener les motos sur le pas de la porte de l'hôtel pour décharger les bagages. Vu la température, c'est mieux que de se trimballer les sacs pendant 20 mn dans les rues surchauffées. L'hôtel réservé il y a 6 mois est à 2 pas du site, dans les rues piétonnes de la ville, idéalement placé. Et 1 et 2 et 3 douches froides pour faire descendre la température, et 1 et 2 et 3 bouteilles d'Arkina pour tenter d'étancher la soif et de se ré-hydrater. Quel esprit malin et pervers a osé penser que le biker ne buvait que de la bière tiède en contemplant béatement sa moto. Les légendes ont la vie dure!
La bière, c'est après l'eau, avant l'apéro et le vin Italien qui accompagne les penne rigate aux truffes.
La bière, c'est après l'eau, avant l'apéro et le vin Italien qui accompagne les penne rigate aux truffes.


Balade dans les stands, foule bigarrée où se mêlent motards et curieux. Toute la rive du lac est occupée par le HOG. Des centaines, de motos impeccablement alignées le long des berges. Ambiance bon enfant au milieu des stands et des bars. Diner tranquille dans une petite cour intérieure. Pergola et petit vin italien, tout va bien. C'est encore la Suisse, mais c'est déjà l'Italie. Chaude, chaude nuit, le ventilateur ne rafraichit pas vraiment l'atmosphère.




C'est décidé, ce samedi 16 juillet sera une journée farniente. Petit dej en compagnie d'autres amateurs de Harleys. L'hôtel est entièrement réservé par des bikers depuis des mois. 20 à 25000 motos sont attendues pour le WE. Chacun vaque, découverte de la ville, emplettes (toujours le merchandising Harley), discussion avec les amis rencontrés au fil des rassemblements. Allez, Ristretto et détente face au lac, nous avons déniché un rade avec brumisateurs. Excellent, absolument excellent. Tellement excellent que nous décidons d'y rester déjeuner. Nous n'irons même pas prendre le bateau pour traverser et rejoindre le second site. Salades au vinaigre balsamique et pâtes (coquillages, basilic, tomate). Quoi, pas de chronique mécanique, pas de description critique ou enflammée des monstres chromés et customisés? Ben non! Pour ça, il y a "Wild" et "Freeway", des spécialistes parmi les spécialistes. Ici c'est le quotidien du BRC, ses amis, ses amours, ses emmerdes. Petit détour par la place où est installée la scène, peu de monde pour l'instant, la place est chauffée à blanc par le soleil. Dommage, excellent groupe, excellent guitariste.


L'heure de la parade approche, 2000 motos se mettent en place sous le soleil, soleil voilé, les nuages bourgeonnent sur les sommets alentours. 17 heures, l'heure c'est l'heure, le HOG est un véritable coucou Suisse. L'instant de tous les délires pour les pilotes et les passagères (ou les pilotes et les passagers).
Tout le monde se réfugie sous les stands pour échapper aux trombes d'eau. 1 heure plus tard, tout est oublié, la fête bat à nouveau son plein. Gotthard et son déluge de décibels prennent possession de la scène.








Autoroute blanche jusqu’à Bellegarde. Nantua et le col du Berthiand, puis Montfleur, minuscule village à la frontière de l'Ain et du Jura. Chambre d'hôte à l'arrache après un petit coup de téléphone, nous sommes cependant attendus, portes du garage grandes ouvertes, les motos sont également bien reçues. Accueil des plus sympathiques chez F & ME Louvet "Chambres d'hôtes Plumes et Notes". Nouvelle petite frayeur pour Consuelo qui quelques kilomètres avant l’arrivée s’est lâchement fait agressée par une abeille qui a laissé son dard dans la lèvre... Antiseptique, anti-douleur avant le dîner, le resto "Le Montfleuri" (03 84 44 32 69) est sur la place du village, juste quelques pas à faire. Dîner en terrasse, sous les platanes. Fondue aux trompettes pour les uns, filet de sandre pour les autres, Vin Jaune du Jura. Pour terminer, le patron nous offre son digestif, poire et liqueur de mure. Pour la prochaine réunion du Comité, proposition de publication du "Guide du petit BRC gourmand". Il y a bien le Guide Michelin, pourquoi pas celui du BRC! Nuit calme et fraîche. Départ 08h15, après un copieux petit-déjeuner (confitures maisons irrésistibles). La Bresse défile, Autun, Déjeuner (mais non c’est pas le non d’un bled), Décize et... le camp de base. Fini, terminé, les locaux coupent le contact, déchargent les bagages, les zinvités reprennent courageusement la route de Paris.
La suite des zaventures du BRC au prochain épisode!
La suite des zaventures du BRC au prochain épisode!



Apéro avec les copains du WSRC au "Bacardi Bar". Retour vers le centre névralgique, la soirée débute par le concert des "Seventy Niners", trio rockabilly-psychobilly d'excellente facture.
La place est noire de monde, le ciel est noir d'encre et les pâtes sont à l'ail et au basilic. Petites gouttes, grosses gouttes, le déluge s'abat sur Lugano, le vent, les trombes d'eau, la grêle, les parasols des terrasses sont transformés en parapluies géants. Un temps à ne pas mettre un HDLM (Hog Dog Life Member) dehors!


14 juillet donc, 09h30, après un petit café, direction la pompe à essence et la chaleur. Nevers, Château-Chinon. Peu de monde, la température monte doucement. Autun, l'Auberge des Trappeurs nous accueille pour salades et T-Bones. Traversée des vignobles, Auxey-Duresse, Volnay, Monthélie, un jour nous prendrons le temps de nous arrêter (mais avec un coffre un peu plus grand que le tour-pack de l'Ultra-Classic ou que les sacoches des Sposters et de l'Héritage).

Courte nuit avant le départ pour la France. Après l'orage de la nuit, le ciel du matin est parfaitement dégagé, le lac est vert, quelques moutons sont levés par le vent. Destination le col du Simplon avec passage par l’Italie. Grosse circulation, à nouveau frayeur sur l’auroroute, bouchon, ralentissement et.... un motard allongé sur la route, sa moto quelques mètres plus loin. Prudence, prudence. Contournement du Lac Majeur par le sud, Stresa, Montecrestese, le plein et le col du Simplon. Frisquet. Descente sur Brigg et arrêt obligatoire au Rothis, restaurant western. Lieu de rendez-vous incontournable des bikers pour la pause déjeuner. Sierre, Sion, Martigny, la route s’élève au milieu des vignes. Col de la Forclaz, puis la frontière et le Col des Montets. Le massif du Mont-Blanc apparaît au détour d’un virage. L’aiguille Verte, les Drus, L’aiguille du Midi, le Mont-Blanc. Magnifique. Nous plongeons maintenant vers Chamonix.


